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Des qualifications professionnelles officielles pour la filière du bois
Pieter Mekeirle a décroché sa qualification professionnelle.

Des qualifications professionnelles officielles pour la filière du bois

Ce que les employés apprennent sur le terrain n’était jusqu’à présent pas reconnu. Et ce, sur un marché de l’emploi tendu où les employeurs forment de plus en plus leurs collaborateurs en cours de route. L’organisation sectorielle Woodwize souffle un vent de changement à cet égard. En collaboration avec des partenaires, Woodwize a élaboré une formation sur le terrain, récompensée d’une qualification professionnelle équivalente à un diplôme pour le secteur. Mathijs, Erwin, Kenny, Pieter et Ali ont commencé à travailler dans la filière du bois sans diplôme ou avec un passé très différent et ont été les premiers à suivre le parcours de formation. Ils peuvent désormais se qualifier en toute légitimité d’opérateur de production Bois ou de menuisier d’usinage. 

Dans le cadre de la première remise des qualifications professionnelles individuelles, le ministre Jo Brouns a souligné la semaine dernière l’importance de cette nouvelle approche. « La Flandre a encore de nombreux progrès à réaliser en matière d’apprentissage continu et sur le lieu de travail. Le terrain constitue la plus grande école de Flandre. Avec ces formations de qualification professionnelle sur le terrain, Woodwize révèle au grand jour ce type d’enseignement pour la première fois. »

Ali, ouvrier sur mesure dans le centre d’apprentissage social De Sluis à Genk, a lui aussi appris sur le tas et arbore aujourd’hui fièrement sa qualification professionnelle de menuisier d’usinage.

Une qualification professionnelle équivalente aux autres diplômes

Bart De Waele, coordinateur du projet ESF « WPL4BK – Levenslang gekwalificeerd werkplekleren in de houtsector », a décerné les premières qualifications aux cinq pionniers. « En collaboration avec les entreprises Bours, Decadt, De Stoffeerder, Galle houtbewerking, Lenzo, Unilin, le centre d’apprentissage social De Sluis et le VDAB, nous avons élaboré quatre parcours de formation qualifiants accessibles aux petites et aux grandes entreprises. Nous reconnaissons désormais environ 238 modules d’apprentissage sur le terrain. Lorsqu’un participant ne doit pas ou n’a pas le temps d’effectuer la formation complète, il reçoit un certificat de compétence sectoriel pour les modules terminés. Ces deux dernières années, ces efforts ont permis à 33 collaborateurs de suivre une formation qualifiée sur le terrain. Cinq d’entre eux se sont vu octroyer une qualification professionnelle complète plus tôt que prévu. Ils apparaissent désormais aux côtés des autres diplômés dans la banque de données LED (Leer- en Ervaringsbewijzen) des autorités flamandes. Dorénavant, l’apprentissage sur le terrain compte autant que l’apprentissage sur les bancs de l’école. »

La confiance règne

Mathijs Guerboo, âgé de 23 ans, travaille à Vlamertinge chez Boomzagerij Decadt et a été le premier à obtenir une qualification professionnelle d’opérateur de production Bois. « Grâce à cette qualification, mes tâches sont encore plus variées. Je peux désormais utiliser, programmer et entretenir toute la ligne de sciage. Lorsque le coordinateur de la scierie est absent, je peux même le remplacer. » Le gérant Stefan Decadt voit la plus-value des collaborateurs détenteurs d’une qualification professionnelle. « La qualification me permet d’être confiant. Je sais que mes collaborateurs sont bien formés et fourniront toujours la qualité escomptée. »  

Reconnaissance externe de formations internes

Une entreprise comme Unilin, qui utilise du bois comme matière première pour une partie de ses produits, proposait déjà de très nombreuses formations en interne, qu’elle a désormais ajustées conformément aux attentes du secteur. Bart Den Tijn, responsable des formations chez Unilin à Wielsbeke : « Nos formations internes sont désormais prêtes à être qualifiées. Ainsi, elles bénéficient également d’une valeur externe. » Pour Pieter Mekeirle, anciennement actif dans l’industrie chimique, le parcours de formation tombait à pic. « Je veux exercer mon métier d’opérateur correctement. Je trouve que c’est idéal d’avoir un plan qui indique les compétences qu’il faut que j’apprenne à mon rythme et aussi d’être accompagné. Cette formation est une belle reconnaissance du travail que j’ai fourni pour me reconvertir », confie Pieter.

Mathijs Guerboo, âgé de 23 ans, travaille à Vlamertinge chez Boomzagerij Decadt et a été le premier à obtenir une qualification professionnelle d’opérateur de production Bois.

Tout le monde y gagne

Ali, ouvrier sur mesure dans le centre d’apprentissage social De Sluis à Genk, a lui aussi appris sur le tas et arbore aujourd’hui fièrement sa qualification professionnelle de menuisier d’usinage. Kim Cuypers, coordinateur de l’ASBL De Sluis : « Les collaborateurs de notre département sur mesure détiennent souvent un diplôme de l’enseignement spécialisé et éprouvent parfois des difficultés à trouver leur voie. Cette reconnaissance du secteur leur donne un regain d’énergie incroyable. » « Lorsqu’un employeur hésite à engager un collaborateur, cette qualification peut le convaincre de tenter le coup », ajoute Bart De Waele de Woodwize. « Et chaque nouveau collaborateur est une plus-value. »   

Renforcer le secteur

Les organisations des employés des secteurs des meubles et du bois voient la nécessité croissante de l’apprentissage sur le terrain dans leurs domaines. « D’une part, nous constatons une dissonance entre l’enseignement et le marché de l’emploi. D’autre part, nous savons que les métiers ne cessent d’évoluer sur le plan technologique. Enfin, de nombreux jeunes se présentent sur le marché de l’emploi sans diplôme. Avec des compétences renforcées, ils peuvent parfaitement intégrer notre secteur. Ces trois aspects rendent l’apprentissage sur le terrain indispensable. À l’aide de parcours de formation structurés et reconnus, élaborés sur mesure et au rythme des apprenants et des entreprises, nous voulons favoriser ce type d’apprentissage », précise Wim van Goethem, coordinateur des formations chez Fedustria. « Soutenir ce parcours, c’est offrir un avenir. Meilleures seront les formations, plus fort sera le secteur. L’accompagnement interne des collaborateurs est la meilleure école, mais associé au soutien du secteur, nous disposons de tous les moyens pour garantir la qualité à long terme », conclut Pascal Mageren de la confédération belge du Bois.    ■

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